Lena in Mosambik
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intéressant

...ici on a que des chapas comme moyen de transport, ce sont des petits bus...
...concernant des chapas il n y a pas de limits..ils ont des troues, ne roulent presque plus, nont pas deporte,le traffic est tellement chaotique, on roule a gauche...
...les mosambicaines petent et rotent toujours et partout et cest tout a fait normal...
...ils draguent trop les blanches et trop directement..des inconnus dans la rue me demandent si je veux les marrier...



uuups...

...quand on me fait signe de venir je parsa chaque fois parce que le signe est diferant...
 


miam-miam

...ici on mange beaucoup de riz et du xima..connai pas le mots en francais...
...les fruits et les noix de cocos sont trooop bons!...
...il existe tout, meme le chocolat, mais cest putain cher...

Salut les amis!desolee, javais pas internet avant.
Mozambique me plait beaucoup!!Tout les gens sont sympas, tjs plaine de monde dans les rues, des marchees partout, des enfants...
La premiere semaine jetais avec les autres allemands et on a decouvertla ville et les discotheques...et depuis 10 jours je vis avec ma famille a trente minutes du centre ville. ma famillecest ma mere celeste avec qui je partage ma chambre, ma soeur lordinha qui a aussi 19 ans et qui est deja une bonnne amie!! et puis mon cousin Aylton, 14ans qui veut tjs me proteger...des fois il y a aussi ma mamie et mes petits cousins mignons dans la maison. et des fois aussi ma grande soeur, son mari et leurs deux enfants bebes...en fait il y a tjs du monde chez moi.
on a une grande maison avec deux chambres, une grande salle, une petite cuisine et un grand jardin avec la salle de bain. On a de lelectricite et de leau courrant dans le jardin. tout ce quil faut. mais cest quand meme tres differant la vie sans machines..hehe.
Pendant la semaine je me leve vers 6.30, vais a mon projet le martin..les enfants de la rue sont trop sympas et mignons, mais parlent surtout le shangana, que je comprends pas du tout..pas encore..puis jai cours de portuguais et lapresm est libre. Tout les weekends je sors danser et comme  cest trop dangereux de rentrer seul a la maison le soir je dois tjs faire des nuits blanches!!
Jai plus trop de temps la parce que je suis dans loffice de mon organisation et ils ont besoin de lordi...jespere pouvoir ecrire plus souvant et mettre des fotos aussi, mais ca va etredifficile....je vois fais des gros bisouxx a tous!!!


Voilà quelques traductions de ce que Lena a mis en ligne en allemand:

Son adresse est la suivante :

Lena Geske
AJUDE
Rue da Mesquita 222
P.0177, Maputo
flat 15, 1 andar
Mozambique

 

Sa journée quotidienne est:

5.00h le réveil de sa mère sonne, Lena se réveille

6.00h elle se lève, fait son lit, sort chercher de l’eau pour se laver les dents…

6.15h va chercher l’eau pour la douche, cherche l’arrosoir pour se doucher, lave sa petite culotte et la met à sécher, et s’habille

6.45h prépare son sac, et – s’il y en a- mange du pain, un peu comme de la baguette avec du beurre et part

7.00h elle attend un Chapa (bus) qui n’est pas tellement débordé qu’il ne s’arrête même plus. Des fois il n’y en a pas du tout parce que  l’essence est trop chère. Elle en prend alors un qui va vers une autre destination et change de bus. Ou elle prend des pick-up

7.30h elle arrive au centre, messe… après les garcons l’accueillent, sautent dans ses bras, prennent sa main etc.
8.00h petit dej: pain et thé/infusion

8.30h jardinage, labour des champs, nettoyer, ranger, ce qui est a faire….

9.30h les garçons prennent leur douche, mettent de la crème, se coiffent et mettent leur uniforme d’école bleue

10.00h ils vont chercher des petits gâteaux pour le chemin jusqu’à l’école, Lena les emmène à l’école et va chercher les plus grands à l’école

10.30h Elle leur donne des cours en maths et português. Les cours de português se font en 2 groupes, avec ceux qui savent à peu près lire et écrire elle fait des dictés et avec ceux qui ne connaissent même pas entièrement l’alphabet elle reprend tout à 0.

11.30h les grands garçons prennent leur douche

12h déjeuner avec les plus grands, il y a toujours à manger en abondance, la plupart du temps du riz ou xima avec de la viande, poisson et/ou sauce

13h cours d’anglais pour tous les 35 enfants (les petits et les grands). C’est un peu compliqué, entre-temps ils connaissent tous les quelques chansons qu’ils répètent tout le temps, les nombres et ils sont en train d’apprendre les jours de la semaine, les mois et les couleurs… en tout cas ils sont tous très et aiment apprendre, c’est l’essentiel ! Le plus beau c’est que tous les jours on voit des progrès !

Le mardi et le jeudi entre 14h et 16h elle va nager avec 8 d’entre eux et après ils jouent : foot, basket, aux billes…
Le lundi, mercredi et vendredi ça continue comme ça :

18h danse traditionnelle mozambicaine

20h retour à la maison en chapa

21h dîner

22h au lit !

Les 3 premiers mois sont déjà passés, le temps passe vite, trop vite… Je vais bien, contrairement à mes compagnons d’échange je n’ai pas de problèmes de santé, à part les soucis habituels avec ma peau. Certains jours il fait maintenant tellement chaud qu’on ne peu quasiment pas bouger de paresse et qu’on rêve de l’eau fraîche et des plages qui sont un peu au nord à l’extérieur de la ville. Mais pour ça, il n’y a pas le temps, car je me sens tellement bien dans le projet que je passe presque l’intégralité de mon temps avec les enfants. Le week-end je me repose en journée, papote avec les amis et le soir/ la nuit on est souvent de sortie. J’ai beaucoup d’amis ici, parmi eux de très bons : Tomé, un des anciens du projet, terriblement maigre avec des fringues toujours beaucoup trop grands, plein de cicatrices dans le visage, yeux foncées qui me fait part de tous ses idées. On parle beaucoup et de tout, nous nous racontons mutuellement des histoires de nos enfances tellement différentes, on réfléchit à tout et rien et on chante beaucoup.

Après il y a Pedro et José, des anciens du projet aussi. Quand on est tous ensemble, on rigole tous le temps. Sendwe, que j’appelle Sandwich parce que de toute manière je prononcerai mal son nom. Il vient du Congo et on parle français la plupart du temps, ou plutôt un mélange de plusieurs langues. Les gens autour s’amusent et cherchent à deviner quelle langue on parle.
J’ai quelques copines et avec les autres allemands je m’entends bien aussi, mais avec les quatre je passe la majorité de mon temps et c’est eux qui sont avec moi quand il y a des soucis par exemple avec ma mère d’accueil.

Eh oui avec elle j’ai quelques soucis. Elle incarne la culture mozambicaine traditionnelle et il est plus difficile de s’y adapté que je ne pensais. Notre relation souffre aussi de trop peu de conversations, ici on ne parle pas des problèmes, même si je me prépare les bons mots pour demander une conversation et elle souffre aussi d’un manque de compréhension mutuel. Des sujets qui fâchent régulièrement sont argent, amis et sphère privé et aussi l’hiérarchie familiale très marque me pose problème. Mais justement dans ces discussions j’apprends beaucoup concernant la culture, la façon de penser des gens et moi-même. Aussi le travail avec les gamins de la rue et les échanges avec les anciens du projet me font beaucoup réfléchir. Les attentes face à la vie sont tellement basses et des fois tout semble tellement dépourvu de sens. J’ai du mal à l’expliquer et je pense qu’on doit être ici pour réellement comprendre et même étant ici cela semble inconcevable et semble être un film. Même les gamins décrivent leur vie telle qu’on film, bien que la vie leur a laissé des marques très visibles sur le corps et encore plus dans leurs âmes.

Dans la soi dite « enfance », vendu du poisson jour après jour, le soir épuisé rendu les gains aux parents qui en ont acheté de l’alcool. Une autre fois couché affamé sur la table qui est au moins un lieu de sommeil sec quand la pluie transforme le sol en bain de boue. Frappés et maltraités par les parents et les autres membres de la famille, quelques un sont disparus ou morts ou entraînés sur la rue à l’enfance par la faim, la solitude et la douleur. Ils y ont appris à survivre, mais pas à vivier. Ici dans le centre ils sont socialisés de façon pas très délicate, amenés à la fois,  instruits et réintégrés chez des proches (entre-temps) étrangers. Aujourd’hui avec 20 ans, ils font l’école du soir et travaillent dur physiquement. Il y a peu d’espoir de décrocher un bon boulot et l’espoir de vie est aux environs de 40 ans. Le désir d’avoir un jour une maison et une famille où tout sera différent les fait travailler durement, mais jusqu’à preuve du contraire ça reste un rêve hors d’atteinte.

Et moi à coté, de même age, mais avec toute ma vie encore devant moi, raconte une enfance heureuse avec des fêtes d’anniversaires, excursions en famille au zoo et à la piscine, des pique-niques à la forêt, des courses de luge, faire des gâteaux, vacances en famille….de conduire une voiture, de voler en avion, faire du parachute, de la vie d’étudiante et de tous mes plans pour mon futur.

Mon regard glisse sur le toit en tôle ondulée, sur la fenêtre sans verre, le matelas troué sur laquelle on est assis, son pantalon trop grand et vieux, ses bras trop fins et le visage plein de cicatrices….et l’éclat du souvenir s’éteint dans mes yeux. Nos regards se croisent et on se tait tous les deux.

Je l’ai très souvent ici, ce sentiment d’impuissance, même si je sais que les petits et les grands garçons sont heureux que je soit là pour eux, pour leur parler, les écouter, les prendre dans mes bras et leur enseigne anglais, maths, informatique. Bref, que je leur donne l’impression d’être importants et qu’ils pourront devenir ceux qu’ils souhaitent plus tard. Le centre est le lieu où les enfants apprennent à vivre et il est tellement beau d’en faire partie, de vivre avec eux, leur aider à apprendre confiance, de s’amuser ou tout simplement jouer sans se faire des soucis et enfin leur permettre d’être enfants.

Maintenant que les vacances d’été ont commencés, on a le temps d’être créatifs: j’ai un groupe de musique, un de bricolage et dessein et on a prévu faire notre propre show de talent et qui sait, peut-être que je pourrais monter un groupe de théâtre bientôt. Sinon je joue avec eux, on fait du sport et ils ont le droit de s’aventurer dans la bibliothèque. Mais pendant la matinée il y a quand même le programme obligatoire: rangement, nettoyage, lavage, faire la cuisine, jardinage et mes cours.

Ils me sont tous tellement chers ! Il me reste qu’à apprendre le Shangana, pour pouvoir mieux parler avec eux. Je m’applique déjà, plus que quelque mois et je le parlerais couramment.

Le grouillement de la ville m’a englouti, des fois je souhaite pouvoir sortir de là, voir autre chose, la campagne, la paix, la nature, les belles plages, surtout maintenant qu’il fait tellement chaud. La semaine dernière il a fait 40°! Les mangues mûrissent, il y en a partout, dans tous les couleurs et toutes les tailles et ils sont troooop bons.
Là, je suis chez les missionnaires et écris ce texte sur pc et avec un peu de chance internet fonctionne et je peux le mettre en ligne. Cet aprèm je vais voir Hbonny de l’organisation – je ne les ai pas vus depuis un moment – et lui parler de la situation dans ma famille. Ma sœur est partie vivre avec la grand-mère il y a 3 semaines à cause de problèmes avec sa mère et ne semble pas disposée à revenir bientôt. Ma mère d’accueil n’était pas la le week-end dernier et avait avec elle la seule clé. J’ai donc pas pu rentrer. Heureusement il y a la cabane de Tomé et il m’a prêté de ses vêtements énormes. Mon frère d’accueil a des examens en ce moment et est très occupé. Donc le seul dont je peux me rejouir quand je rentre à la maison est un chiot que mama avait enfermé sous l’évier il y a 2 jour et que j’ai requinqué avec du bouilli quand je l’ai trouvé.

La semaine prochaine c’est mon anniversaire et je le fêterai ici au centre avec les garçons et le samedi 14 on ira à la plage à Bilene avec de l’eau transparente et une large bande de sable clair et fin avec les anciens du projet. Et le 17 maman viens me rendre visite pour 10jours et je lui montrerai tout !!!

Pour tous ceux qui voudraient venir me rendre visite, venez ! Je serai ravi de tout vous montrer ! Et écrivez plus souvent, je voudrais savoir comment vous allez tous…. Ici il est maintenant une heure plus tard que chez vous (pas de changement horaire) mais vous pouvez quand même appeler à toute heure ( 00258-822785373) !


 
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